Thérèse Clerc, « L’amazone aux cheveux blancs »

Thérèse Clerc, « L’amazone aux cheveux blancs »

„Ce que j’aimerais, c’est de mettre en chantier une chanson. J’ai déjà trouvé le refrain: Si toutes les vieilles du monde vous laissent leur dynamen, ça ferait une bombe pour de nouveaux matins.“

(Thérèse Clerc, dans: Parlez-moi d’amour, 3e partie de Le meilleur est à venir, le 22 avril à 23h25 sur ARTE)

J’ai connu Thérèse il y a deux ans: une femme pleine d’énergie et de nouvelles idées, mais aussi d’amour et d’amitié. Elle se disait une « révolutionnaire », et sans doute Mai 68 était son point de référence. Elle avait grandi dans une famille catholique et marié très jeune un homme plus vieux, avec lequel elle avait 4 enfants. « Et si je n’avais pas assez d’argent pour les enfants, il fallait que je sois très gentil avec mon mari. » Chez les prêtres ouvriers elle découvrait Marx et Engels. Et après, c’était la révolte des femmes: « Nous sommes sortis de divers prisons, du langage, de la pensee, du corps, et c’etait comme des oeufs qui etaient enfermes dans leur coquille pendant tres longtemps, et qui d’un seul coup explosaient. Nous étions toutes dans l’obeissance, on disait toujours oui, et d’un coup on a dit non. » Lire la suite